Faire tourner la roue

Faire tourner la roue

Je n’aime pas l’expression « la route tourne ». Pour moi, c’est à nous-même de provoquer les choses dans la vie, on ne doit pas attendre que « la route tourne ». Etre toujours dans l’action, réagir aux événements négatifs en s’en créant des positifs, c’est ainsi que je vois la vie. Et c’est en suivant cette philosophie que j’ai réagis après l’échec de cette troisième FIV. En un mois, notre vie a changé. 

Il faut dire que notre année 2017/2018 aura particulièrement été merdique. 3 échecs successifs de FIV, avec à chaque fois peu ou pas d’embryons, aucune trace d’accroche et donc aucun même infime espoir. A côté de ça, mon job me plait de moins en moins, on commence clairement à me mettre au placard pour cause d’absences fréquentes. Mr. lui aussi voit qu’il n’évoluera jamais en restant là où il est, à cause d’un supérieur qui ne l’apprécie pas et qui le grille à chacune des possibilités d’évolution. Aussi, on supporte de moins en moins l’environnement dans lequel on vit, on adore notre maison, on a mis tout notre coeur à la rénover, mais notre ville c’est vraiment l’angoisse. Heureusement, le projet du mariage en juillet 2019 est venu amené un bel élan positif dans tout ça et c’est sur cet élan qu’on a surfé pour ce mois de juillet. L’année 2018/2019 sera belle. Read more

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16# FIV 3 – De l’attente au résultat

16# FIV 3 – De l’attente au résultat

Les 5 premiers jours suivant le transfert, je me sens bien. Je suis sereine et je me nourris de belles histoires d’autres pmettes dont les grossesses ont commencé sur des protocoles un peu chaotiques, comme le mien. J’alimente l’espoir et je bouffe du positif à tout va. Je veux croire très fort en notre petit Bibi. 

Je ressens des choses dans mon corps, je sais que ça peut autant être la progestérone, qu’une nidation ou même que rien du tout. Mais ces crampes pendant 1h me font mal, et me donnent le sourire. Nous sommes à ce moment-là 4 jours après le transfert.

Puis arrive le 6ème jour après le transfert. On est le 21 juin, c’est l’été. Des boutons douloureux apparaissent sur mon visage. Comme tous les mois depuis 2 ans une semaine après l’ovulation. Oui mes symptômes prémenstruels commencent tôt. Je sens à partir de là que c’est finis, Bibi n’a pas tenu ses promesses. J’en suis tellement persuadé qu’à partir de là, je cherche à mettre en place mon plan d’action post FIV loupée. Et oui, comme à chaque échec, il me faut toujours un plan de secours, sinon je coule. Et la baleine ne veut surtout pas couler. Alors oui, l’échec n’est pas encore confirmé, mais je préfère anticiper. La chute sera moins rude. Read more

15# Epilogue FIV ICSI 3

15# Epilogue FIV ICSI 3

Malgré le stress du lundi suite à ce taux d’Oestradiol que je trouve bas, j’arrive à patienter jusqu’à la ponction de façon super sereine. De toute façon, cette FIV j’y allais depuis le début les doigts de pieds en éventail alors autant continuer comme ça, je n’ai rien à perdre finalement.

Mercredi 13 juin matin – Jour de la ponction

Mercredi arrive vite, le réveil de jour de ponction à 4h30 comme d’habitude, le départ à la clinique à 5h30, tout pareil. Jusqu’à mon arrivée à la clinique à 7h00 où mes habitudes ont été rapidement chamboulées. Finis l’accueil rapide et individualisé et bonjour l’accueil comme à l’usine et l’attente d’1h30 pour être installée en chambre, finis la chambre tout confort en service gynécologie et bonjour la chambre du service ambulatoire avec un brancard rembourré à la place du lit, finis l’encas servis en chambre et bonjour la salle de restauration commune. Attention, vous avez intérêt à être en forme après l’intervention ! Après coup, je n’ai peut-être pas à me plaindre, j’ai eu des témoignage de services encore plus précaire, mais quand vous avez eu vos habitudes, le changement est toujours déstabilisant. Finalement, c’est ça qui m’a le plus stressé ce jour-là !

10h00 on m’emmène au bloc. A 10h20 Dr. P. arrive au bloc, ça va commencer. Vient alors le moment de l’anesthésie générale et là, c’est plus la même. Ils n’arrivent pas à m’endormir. La dose qui habituellement m’endort net d’un coup me met seulement dans un état entre l’éveil et le sommeil, je suis consciente de tout, j’arrive à communiquer, je suis juste dans le gaz. Je les entend parler entre eux, dire qu’ils ne comprennent pas, que je devrai déjà dormir. Je sens le produit qui transite dans mon bras, qui me brûle. Ensuite le gros blanc. Je me réveille en salle de réveil à 11h20. Pas de douleurs, je suis en forme. Je ne comprends juste pas qu’il soit aussi tard. D’habitude l’anesthésie ne durait qu’environ 20 minutes. Je me rappelle alors du moment de l’endormissement. Je comprends qu’il y a peut-être eu un soucis. Ou alors la ponction s’est mal passé. Bref, ce n’est vraiment pas comme les autres fois. On me ramène en chambre, où plutôt j’y retourne en marchant. Ca aussi c’est nouveau, l’économie d’un brancard ce n’est pas rien apparemment…

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14# Fin de stimulation FIV ICSI 3

14# Fin de stimulation FIV ICSI 3

Après 15 jours de ménopause artificielle, l’échographie de contrôle du mercredi 30 mai a confirmé la mise au repos des ovaires. Le soir même, elle a aussi lancé le bal des injections quotidiennes de Gonal-F 150 ui. 

Pour commencer, comment je vis physiquement cette stimulation ? En comparaison de Ménopur dont les aiguilles ne voulaient plus rentrées dans mon ventre pendant le protocole de FIV 2, les injections de Gonal-F se passent sans entraves. Mon ventre gonfle toujours a vu d’oeil au fur et à mesure des jours mais n’est pas douloureux. La fatigue s’est par contre fait énormément sentir, et ça depuis l’injection de Décapeptyl le 15 mai. A tel point que j’ai été mise en arrêt de travail depuis jeudi dernier, à S9 de stimulation jusqu’au potentiel transfert d’embryon, la faute à une tension trop basse et à une pression au travail complètement inappropriée pour quelqu’un en plein protocole de FIV. Pour une fois, j’ai donc pensé à mon bien-être avant mon travail. Et qu’est-ce-que ça fait du bien de ne pas s’inquiéter de gérer à la fois le travail et la PMA. Personne à prévenir quand je dois me rendre aux échos. Pas d’appel à la PMA à passer en douce au bureau. Aucun compte à rendre, juste vivre mon protocole sereinement et me reposer le plus possible. Mon inconscient est lui un peu moins tranquille, puisque je passe mes nuits à faire des cauchemars PMesques. Toujours le même. On est le jour de la ponction et on m’annonce toujours un taux d’ovocytes matures pourris en comparaison du score total de follicules ponctionnés. C’est sûr, cette crainte est bel et bien là. Est-ce-que le Drilling aura permis une amélioration de ce côté là ? C’est LA grande question de cette FIV. Read more

13# Ménopause artificielle 3ème FIV ICSI

13# Ménopause artificielle 3ème FIV ICSI

Mr. et moi étions partis nous ressourcer une semaine aux Canaries avant d’entamer ce nouveau protocole de FIV. Pendant cette semaine là-bas, mon corps me l’a joué gros film à suspense avec des pertes quotidiennes annonçant l’arrivée imminente des règles. Le problème ? L’injection de Décapeptyl devait se faire à J1. Si J1 débarquait pendant nos vacances, je n’avais ni emmené Décapeptyl dans nos valises, ni l’ordonnance, et de toute façon hors de question que je me pique toute seule ! Si J1 débarquait avant notre retour à la maison, le protocole de FIV serait repoussé au cycle suivant, à notre grand désarroi. 

Je vous rassure, cela ne nous a en aucun cas gâché cette semaine magique de repos et de bronzette à base de Mojitos. On a pratiquement pas parlé de la FIV qui nous attendait. On était comme un couple « normal » pas en PMA. On s’est même autorisé à reparler de nos idées de prénoms pour bébé fictif, comme on le faisait naïvement au début de nos essais. Et sans morosité, sans forcément se projeter mais juste parce-que ça nous faisait plaisir à ce moment-là. On a même été jusqu’à parler du nom de famille qu’on leur donnerait. Le sien ? Le mien ? Les deux ? Mr. déteste son nom de famille. Il aimerait beaucoup que nos enfants portent le mien. Et oui, chez nous rien n’est conventionnel. Ca nous ressemblerait finalement. Mr. a même été jusqu’à dire qu’il voudrait, à notre mariage, accoler mon nom de famille au sien. Et moi j’accolerai le sien au mien par preuve d’amour. Bref, vous l’aurez compris, cette semaine était placée sous le signe du gros LOVE.

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12# Nouvel état d’esprit pour un nouveau protocole de FIV ICSI 3

12# Nouvel état d’esprit pour un nouveau protocole de FIV ICSI 3

Hier, c’était notre RDV post Coelioscopie pour savoir à quelle sauce on allait être mangé pour la suite. Sans surprise, elle nous a confirmé que la FIV ICSI 3 est notre prochaine étape. La surprise, c’est plutôt sur les délais avant de lancer le protocole… 

Pour commencer, on ne regrette pas du tout d’avoir changé de gynécologue. Cette Dr. P. est tout ce qu’on attend d’un médecin : le RDV a bien duré 30 minutes (contre 5 en moyenne avec Dr. A.) où elle a bien pris le temps de nous expliquer chaque détail du protocole qui m’attendait. Elle a pris son temps afin qu’on puisse assimiler les informations avant de poser toutes les questions qu’on avait. Tout ça pour dire, n’hésitez vraiment pas à changer de gynécologue si vous en ressentez le besoin, même au sein-même de votre centre PMA ça donne une réelle bouffée d’oxygène.

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11# IRM + Coelioscopie + 2ème spermogramme

11# IRM + Coelioscopie + 2ème spermogramme

A l’heure où je vous écris, une grande étape a été franchie dans notre parcours PMA puisque tous les examens prévus après cet échec de la FIV 2 sont dernière nous. Ces examens, c’est eux qui allaient nous aiguiller vers la suite de notre parcours. Donc maintenant, on fait cap vers cette suite. Essais naturels ou FIV 3 ? Débriefing. 

Lundi 9 Avril – IRM pour détecter une éventuelle endométriose – Ce jour là, je remets les pieds à la PMA après plus de 2 mois de pause. Ces 2 mois, je les avais vécus comme une réelle libération. J’en avais besoin, juste à ce moment-là, après 7 mois la tête dans le guidon à ne penser que bébé/PMA. J’ai profité de la vie comme je ne l’avais pas fais depuis 2 ans, j’ai vécu une sorte de crise d’ado/crise des 25 ans où je ne faisais que sortir avec mes copines, abandonnant un peu Mr. je l’avoue. J’avais besoin de me retrouver avec moi-même, de me sentir vivante en dehors de tout protocole, de toute clinique/CHU, de tout projet de bébé. Le retour à la clinique de la PMA, ce jour-là, a donc été très, très compliqué émotionnellement parlant. Je n’avais aucune envie d’y remettre les pieds à ce moment-là. En plus, j’y allais seule, alors que d’habitude, c’était toujours à deux, forts, qu’on franchissait le pas de la porte. Là, je me sentais juste vulnérable toute seule. D’autant plus que cet examen c’était une première, je ne savais pas à quoi m’attendre. Je ne m’étais même pas renseigné sur internet, la pause de 2 mois, la vrai, je vous disais. En salle d’attente, les larmes me montent aux yeux. Qu’est-ce-que je fous là. Il fait beau en plus. Je serai mieux à siroter des mojitos en terrasse avec les copines… Mon tour arrive. On m’installe dans un petit SAS séparé du couloir des IRM par un simple paravent, sans aucune intimité et on me demande de retirer tous mes vêtements, sauf culotte (ouf j’avais pas prévus le coup!) et tee-shirt. On m’installe sur un brancard, on me pose un Cathéter et me dis « Bon là, c’était la partie la plus agréable ! » Ah ouai, donc tu viens de me défoncer le bras à coup d’aiguilles, mais en fait il y a pire que ça après, mais c’est génial ! Je pensais qu’une IRM c’était juste un espèce de radio quoi… A partir de là, je tremble comme une feuille, j’ai peur de la suite, et en plus je dois attendre encore 15 minutes là toute seule pour connaître la suite des événements. 15 minutes interminables. Finalement la surprise qui m’attend, c’est l’injection d’énorme doses d’un gel transparent dans le rectum, puis dans le vagin. Bon en effet, c’est désagréable comme sensation, c’est aussi ultra gênant de se voir infliger ça, mais au moins ce n’est pas douloureux. Sauvée ! C’était pas la peine de me faire peur comme ça 15 minutes avant, Bitch ! On me dirige ensuite dans la salle de l’IRM, on me demande de bien contracter le périnée pour éviter que le gel se fasse la malle. Ensuite, c’est 20 minutes allongée avec un casque qui diffuse de la bonne musique dans les oreilles en attendant que la machine fasse le job. Je me suis presque endormie. Quand c’est terminé, passage aux toilettes pour essayer d’éliminer le fameux gel, je me rhabille et me dirige en salle d’attente. 10 minutes plus tard, le médecin vient me chercher. Il me montre mon intérieur version IRM, m’explique des trucs que je suis incapable de vous retranscrire ici et conclue : aucune endométriose détectée. Rien, rien du tout.  Pour lui, tout va bien. Ma gynéco PMA m’avais dis que malgré tout, une légère endométriose pouvait être visible seulement en Coelio et pas en IRM. Mais je suis quand-même soulagée et surtout confiante pour la Coelioscopie qui aura lieu une semaine plus tard. Je ne souffre pas d’endométriose, la Coelioscopie ne servira qu’à faire un Drilling, j’en suis maintenant persuadée. 

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